Continent Européen

 

 Index2

Europe

Europe du Nord

Angleterre

Angleterre

Bandore angleterre

Le bandore ou pandore est un grand instrument de musique à cordes pincées qui peut être considéré comme une sorte de cistre dans un registre plus grave, même s'il lui manque l'accordage discontinu qui peut caractériser le cistre.

Sans doute construit pour la première fois par John Rose en Angleterre, vers 1560, l'instrument est resté populaire pendant plus d'un siècle2. L'orpharion est une version plus petite de la bandore.

La bandore est fréquemment utilisée comme l'un des deux instruments graves d'un « broken consort (en) » tels qu'on en trouve dans les œuvres de Thomas Morley, tout en pouvant également être utilisé comme instrument solo. Anthony Holborne a écrit de nombreuses pièces pour bandore solo.

La caisse de la bandore est plate ; elle est montée de six chœurs de cordes métalliques.

Ecosse

Ecosse

Dulcimer ecosse

Le dulcimer est attribué  de la famille des cithares.

Les instruments à l'origine du mot dulcimer étaient en vogue au Moyen Âge et portaient en vieux français le nom de doulce melle, doulcemelle, doucemelle ou dulce melos en latin, signifiant « douce mélodie », termes en adéquation avec le son qu'il produisait de puissance sonore modeste.

Sa caisse de résonance (en bois de noyer ou autres bois durs, selon les ressources locales) a souvent la forme d'un sablier allongé (forme dite hourglass). Elle est percée de deux ou quatre ouïes de formes variables sur la table (faite en épicéa, red cedar ou divers bois dur) pour favoriser l'expression du son. . Des cordes la surplombent (souvent quatre): deux cordes de bourdons et deux cordes très rapprochées accordées habituellement à l'unisson, dites « chanterelles ».

Finlande

Finlande

Kantele finlande

Le kantele est un instrument à cordes pincées traditionnel de Finlande et de Carélie. Le Kantele est aussi proche des anciens instruments d'Asie comme le qalun ouighour, le gu zheng chinois, le Koto japonais et le gayageum coréen.

Il est en bois et comporte traditionnellement 5 cordes. Les modèles plus récents (du 20eme siècle principalement) peuvent comporter un nombre variable de cordes, de 5 à 40

Le kantele est en général accordé suivant une gamme diatonique. Pour le kantele à cinq cordes, les accordages les plus courants sont en Ré majeur (Ré-Mi-Fa#-Sol-La), ou alternativement en Ré mineur (Ré-Mi-Fa-Sol-La). Les kantele à plus de cinq cordes sont le plus souvent accordés avec une gamme incomplète, où la septième est omise et où la corde la plus grave est accordée une quarte au-dessous de la tonique, faisant office de bourdon (exemple pour un kantele à 10 cordes : La-Si-Do#-Ré-Mi-Fa#-Sol-La-Si-Ré).

Irlande

Irlande

Crwth irlande

Le crwt aussi appelée la rote, est un instrument d'origine galloise ou irlandaise, probablement du xe – xie siècle, date à laquelle l'emploi de l'archet est devenu commun en Europe occidentale. Il s'agit de l'un des derniers instruments dont aient joué les bardes historiques de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance.

Le mot gallois crwth et le mot gaélique cruit étaient des termes génériques renvoyant aux instruments à cordes pincées en général, y compris les premières harpes, et les lyres à six cordes communes à toute l'Europe « barbare » du Haut Moyen Âge (cf. la célèbre lyre de Sutton Hoo conservée au British Museum). Le crwth gallois est manifestement apparenté à ce dernier instrument (tout comme le sont d'autres lyres à cordes frottées, par exemple la strakharpa scandinave) ; en revanche, il n'est aucunement un ancêtre du violon.

L'instrument était creusé dans la masse (monoxyle) et comportait six cordes variables – quatre chanterelles (alignées avec la touche) et deux bourdons (séparés de la touche).

Il se joue comme le fiddle qui l'a supplanté. Il connaît un regain d'intérêt depuis quelques années.

Islande

Islande

Kelutviaq islande

La kelutviaq est un luth à une corde joué par les Yupiks de Nelson IslandColombie-BritanniqueCanada.

L'instrument a été attestée dès 1971 par l'ethnomusicologue Walcott.

Norvège

Norvege

 

Langeleik norvege

La langeleik est une cithare à bourdon typiquement norvégienne. C'est un instrument ancien remontant au 16eme siècle et qu'on utilise rarement de nos jours. Il existe également les appellations "langhørpu" et "langspill". C'est une cousine de l'épinette des Vosges.

Les anciennes versions sont rectangulaires, mais les modernes tendent à s'arrondir. Des petits sillets jalonnent la table d'harmonie afin de délimiter les emplacements de jeu.

Il y a une corde de jeu et de quatre à huit cordes de bourdon, qu'on joue à vide et qu'on accorde en tierce. Le répertoire est diatonique, vu les faibles possibilités de jeu.

L'une de ses plus grands interprètes du siècle fut Elisabeth Kværne.

Pays de Galles

Pays de galles

Harpe pays de gallas

La harpe est un instrument de musique à cordes pincées de forme le plus souvent triangulaire, muni de cordes tendues de longueurs variables dont les plus courtes donnent les notes les plus aiguës. C'est un instrument asymétrique, contrairement à la lyre dont les cordes sont tendues entre deux montants parallèles. L'instrumentiste qui joue de la harpe est appelé harpiste.

Au début, il existait deux sortes de harpes : la harpe arquée et la harpe angulaire. Elle est, avec la flûte et certains instruments à percussion, l'un des plus anciens instruments de musique. Elle est peut-être née de l’arc musical dont la corde, tendue et relâchée, vibre et émet un son.

Lorigine de la harpe remonte à la Mésopotamie. Les premières harpes et lyres ont été trouvées à Sumer vers 3500 av. J.-C.1. Plusieurs harpes ont été trouvées dans des sépultures et des tombes royales à Ur. Elle est connue des musiciens de l'Égypte antique, comme de Sumer (actuel Iran) et de Babylone. La harpe s'est répandue à travers les diverses civilisations et tous les continents sous des formes différentes.

La harpe était un instrument universel : on la célèbre sur tous les continents et toutes les catégories sociales s'expriment à travers son art.

En Europe, elle est signalée au sud-est de l'Écosse sur les pierres « pictes » aux alentours du ixe siècle apr. J.-C., et en Irlande pendant le haut Moyen Âge. Elle a alors pris sa forme moderne : triangulaire, apparemment posée sur la pointe, et dotée de la colonne qui relie la console (où s'accrochent les cordes) au bas de la caisse de résonance. Son usage se répand ensuite dans tout le continent.

 

Europe du Sud

Espagne

Espagne

Bandurria espagne

La bandurria est un instrument de musique à cordes pincées ayant donné son nom à l'ensemble des instruments qui compose le groupe des luths espagnols, c’est-à-dire bandurria soprano, mezzo soprano, ténor, baryton, basse et basse noble même si tous reçoivent d'autres noms tel que bandurrínlaúdlaudón, réservant ainsi le nom de bandurria au seul instrument aigu. On les retrouve aux Philippines à la suite de la colonisation espagnole.

La bandurria fait partie de la famille des cistres et semble avoir fait son apparition vers le xve siècle. La bandouria est jouée à l'aide d'un plectre permettant de pincer ou gratter les cordes de l'instrument.

Aujourd'hui, et après être passé par différentes formes et tailles tout au long de l'histoire, c'est un petit instrument à la caisse de résonance en forme de poire, arrondie et à fond plat, doté de six cordes doubles, à manche muni de frettes. Le manche et la touche comportent entre quinze à vingt barrettes incrustées. Les cordes sont en acier et en nylon.

La bandurria est jouée à l'aide d'un plectre permettant de pincer ou gratter les cordes de l'instrument, de nos jours le plectre peut être remplacé par un médiator. La pratique de la bandurria est proche de celle du luth. La plupart des musiciens jouent avec un médiator en accords brossés. Quelques joueurs de bandurria utilisent la technique dite de finger-picking (jeu au doigt).

Espagne

Espagne

Guitare classique espagne

La guitare classique, également appelée guitare espagnole, est un instrument de musique de la famille des cordes pincées. Le son est amplifié par une caisse de résonance ; instrument très ancien dont les origines remontent à la plus haute Antiquité (le mot guitare pourrait provenir du mot perse kitar), dont la forme et les dimensions ont évolué au cours des siècles, de la guitare renaissance, puis baroque jusqu'à la guitare classique moderne, créée par Antonio de Torres, grand luthier espagnol du xixe siècle, qui reste le standard actuel .

La guitare classique est constituée d'une caisse de résonance faite d'une table d'harmonie en bois tendre (épicéa ou cèdre en général), d'éclisses et d'un fond en bois dur (palissandreacajou, érable...) et d'un manche (en acajou ou cèdre) portant une touche (en palissandre ou ébène) frettée. Sur les instruments de qualité, les bois sont massifs et le choix des essences utilisées et des différents paramètres de construction a un fort impact sur la sonorité. Sur les instruments de bas de gamme, la caisse de résonance voire la table d'harmonie peut être en contreplaqué, et leur construction est standardisée pour une production de masse .

De nombreuses déclinaisons de la guitare classique ont vu le jour au 20eme siècle — les guitares d'accompagnement et folk, les guitares de jazz, les guitares électriques — et ont permis d'étendre les possibilités et les styles de musique de cet instrument incontournable aujourd'hui.

Espagne

Espagne

Requinto espagne

Le requinto est un instrument à cordes similaire à la guitare, bien que de taille plus petite, et dont les caractéristiques varient selon la région.

On distingue par exemple les requintos aragonaisargentincolombienmexicainpéruvien et vénézuélien.

Grèce

Grece

Baglamas grece

La baglama est un instrument de musique grec à cordes pincées repris de saz (chez les turcs), de la même famille que la tamburitsa slave. Dans les Balkans, Grecs et Slaves utilisaient le mot "tamboura" pour désigner cette famille d'instruments depuis l'époque byzantine 1. Mais à partir de 1922, en Grèce, les Grecs d'Asie mineure qui utilisaient le terme "baglama" (qui désigne en turc divers types d'instruments à trois cordes) imposèrent cette nouvelle terminologie. Ici, toutefois, il désigne une sorte de bouzouki trichordo miniature.

Le baglama grec présente des similarités avec les plus petits représentants de la famille des saz, comme le cura saz ou le üç telli bağlama, sans qu'une filiation directe soit établie; ces instruments différent notamment par le type de frettes et de jeu, et souvent la forme ou la taille de la caisse

Comme le bouzouki trichordo dont il est la réplique, il possède un fond bombé souvent creusé dans une pièce de bois, 3 doubles cordes métalliques accordées généralement Ré-La-Ré, un chevillier moderne et un manche garni de frettes fixes.

Il peut être joué comme instrument soliste mais est généralement utilisé en accompagnement, souvent en association avec un bouzouki et une guitare, son timbre lui permettant de se faire entendre malgré son manque relatif de puissance.

Grèce

Grece

Bouzoukin grece 1

Le bouzouki est un instrument de musique répandu en Grèce, dont il est souvent considéré comme l'instrument « national » depuis le milieu du XXᵉ siècle. C'est un luth à manche long fretté, de la famille du tambur, très proche du tambur bulgare ou serbe, de la tambouritza ou du saz, dont il se différencie par les frettes fixes, l'ouïe centrale et le son plus métallique. Contrairement à une idée répandue, on trouve son ancêtre, le « tambouras » dès l'époque byzantine dans tout l'espace grec et slave, donc avant l'arrivée des Turcs dans les Balkans.

Long de 70 cm, il dispose d'un long manche étroit muni de 27 frettes fixes, et d'une caisse piriforme (dont le fond en lamellé-collé est bombé). La rosace est plus ou moins décorée de nacre, le bouzouki traditionnel étant généralement plus sobre. Les cordes sont métalliques et doublées, les chœurs graves étant normalement accordés à l'octave.

Le bouzouki traditionnel (trichordo) compte trois doubles cordes (chœurs) accordées en ré - la - ré. Les deux chœurs les plus graves sont fréquemment utilisés comme bourdon, la mélodie étant jouée sur le chœur le plus aigu.

Il est joué avec un plectre. iI bénéficie auprès de ses adeptes d'une image d'authenticité par rapport au bouzouki tetrachordo jugé trop occidentalisé.

Grèce

Grece

Laouto grece

Le laouto est un instrument de musique grec signalé dès le 16eme siècle. C'est un luth à corde pincées à manche long empruntant ses éléments au outi et à la mandoline.

Long de 100 cm, il est muni d'une caisse de résonance piriforme en bois (noyerpalissandre, mahogany) moulé lamellé-collé (de 23 à 33 côtes). La fine table d'harmonie en épicéa repose sur sept arches en pin, qui lui assurent une forme légèrement concave, pour mieux résister à la pression des cordes (comme le tabour). Elle est cerclée de marqueterie et percée d'une grande ouïe recouverte d'une rosace très ornementée. Celle des laouto crétois et grec est en outre recouverte de 9 frettes de bois fixes qui prolongent les 11 mobiles en nylons ou boyaux. Comme celui du tanbur, le manche du lavta possède un nombre beaucoup plus élevé de frettes, afin de pouvoir jouer les intervalles requis par les makams.

Les frettes sont amovibles et peuvent pallier la moindre « torsion » de l'instrument, qui troublerait la justesse des intervalles.

Le long manche en citronnier se termine soit par un chevillier moderne droit, soit par un chevillier à l'ancienne, coudé. Ce dernier accueille 7 ou 8 cordes en métal, autrefois en boyaux, en chœurs de deux, accordées à l'octave. La touche est en ébène. Le chevalet est en forme de moustache.

Le laouto est accordé en quinte, avec un accordage ré-entrant (le deuxième chœur, sol ou ré, est accordé plus bas que le précédent, do ou sol). Les cordes des 3 premiers chœurs sont accordées à l'octave.

Grèce

Grece

Lyre grece

La lyre était populaire dans les civilisations antiques. Les représentations qui nous sont parvenues ont les formes les plus variées. La caractéristique principale est la caisse de résonance qui est étroite, ce qui rend l'instrument facile à transporter. Le nombre de cordes, limité de 5 à 8, réduisait l'instrument à un rôle d'accompagnement du chant. Aussi, ses nombreuses représentations médiévales sont beaucoup plus des allégories que le témoignage d'une réelle utilisation, du moins après le 10eme siècle

La lyre est simple de facture. Les parties essentielles de la lyre sont élaborées avec des matériaux naturels. La caisse de résonance faite d’une carapace de tortue. Une membrane vibrante en peau de bœuf était tendue sur le côté concave avec de petits piquets. Ce procédé économique est tout à fait dans l'esprit des peuples primitifs. Les meilleurs écailles venaient du mont Pathénion (Argolide). Plus tard, on employa des caisses en bois en forme de carapace. Deux bras, en bois ou en cornes de chèvre sauvage, étaient reliés par un joug en bois . Les cordes étaient en boyau , ou en tendon de mouton ou en lin . Elles étaient fixées au chevalet en bois, roseau ou corne situé sur la partie inférieure de la caisse pour éviter que les cordes touchent la table d'harmonie. Elles étaient tendues jusqu’au où elles étaient attachées, à l'origine, par une lanière de cuir ou de coton, cousue sur la corde et enroulée autour du joug.

Grèce

Grece

Oud grece

L' oud est un instrument de musique à cordes pincées très répandu dans les pays arabes, en Turquie, en Grèce, en Azerbaïdjan et en Arménie. Son nom vient de l'arabe al-oud (signifiant « le bois »), terme transformé en Europe en laute, alaude, laud, liuto, et à ne pas confondre avec le luth. En Extrême-Orient, il a probablement inspiré le pipa chinois, en japonais biwa.

La caisse courbée a servi de modèle au luth et à la mandoline européennes, dont les caisses étaient construites de nombreuses lamelles de bois flexibles collées. Le luth se transforme durant la Renaissance et la période baroque. Les cordes sont jouées entre le pouce et l'index avec le petit doigt posé sur la table et le manche comporte des frettes nouées en boyau pour pouvoir jouer des musiques polyphoniques. À la fin du 16eme siècle, une nouvelle forme de luth à 12 cordes apparaît en Angleterre (théorbe et chitarrone) servant plus à l'accompagnement qu'à la mélodie. Il a sans cesse évolué, par l’ajout de cordes graves, jusqu’au 18eme siècle.

Table d'harmonie en bois de résineux (aujourd'hui épicéa le plus souvent, autrefois cèdre au Proche-Orient et au Maroc), traditionnellement non vernie. La table est soutenue par un barrage du même bois. Elle est percée de grandes ouïes (1 ou 3), souvent ornées de rosaces rapportées, en bois ou en os. Un chevalet en bois y est collé, ainsi qu'un renfort au point de jeu.

 

Caisse de résonance en bois dur (noyer, acajou, érable, hêtre sont d'usage courant), elle est piriforme et est constituée d'une quinzaine ou plus de côtes, formant la plus grande caisse de résonance de tous les luths.

 

Manche généralement fait dans l'un des bois de la caisse de résonance, le manche n'est pas fretté et est très court, tel celui du violon, permettant de jouer les micro-intervalles présents dans la plupart des maqamat.

 

Cheviller entre le manche et le cordier est quasi perpendiculaire, et cela a une grande importance pour soutenir la pression des onze ou douze cordes, tenues par des chevilles en bois similaires à celles du violon. Le sillet est généralement en os ou en ébène.

 

On ne joue pas d'accord sur l'oud, à l'inverse du luth ou de la guitare. La musique étant modale, on ne joue jamais plusieurs notes en même temps, mais dans une succession très rapide, sauf pour la corde de bourdon. En outre, nombre d'oudistes enlèvent les deux dernières cordes, les plus aiguës, afin de faciliter le jeu. Mounir Bachir a la particularité de mettre la corde grave en bas des autres.

Italie

Italie

Chitarra batante italie

La chiitarra batente est un instrument à cordes pincées d'Italie méridionale. C'est une variété de guitare rustique datant du 18eme siècle et cousine de la viola portugaise.

Elle est plus longue que la guitare classique, avec une caisse de résonance plus profonde et bombée au dos et une rosace (parfois décorée de trois rosettes en parchemin) décalée vers le manche. La table est généralement « pliée » à hauteur du chevalet afin d'accentuer la pression des cordes sur celui-ci (à la façon des mandolines napolitaines).

Il n'y a pas de touche rapportée, les frettes métalliques sont incrustées directement dans le manche et les plus hautes sont insérées dans le bois de la table, comme sur les guitares baroques. Un fil de fer en spirale est placé à l'intérieur et vibre par sympathie donnant ainsi un son caractéristique. Elle est montée d'un jeu de quatre à six cordes métalliques de même diamètre, souvent doublées par chœurs, accordées : Mi - Si - Ré - La - Do ou Mi - Si - Sol - Ré - La. Elles sont attachées au bas de la caisse, et à un chevillier à l'ancienne avec des chevilles à friction. Certaines versions ont aussi une cordes fixées à mi-parcours du manche.

Elle est jouée à la main qui égrène des accords (en frappant aussi la table d'harmonie) pour accompagner la serenata, la cristulara, la cozzupara et la tarentellecalabraise.

Italie

Italie

Mandoline italie

La mandoline est un instrument de musique à cordes pincées originaire d'Italie. Petit luth à manche court utilisé en musique classiquefolklorique ou traditionnelle, elle est surtout répandue dans les pays méditerranéens. Elle est connue, par exemple, comme l'instrument d'accompagnement privilégié de la chanson napolitaine.

Longue de 70 à 75 cm, la mandoline comporte une caisse de résonance bombée en lamellé-collé, une table d'harmonieavec une grande ouïe centrale ovale, un manche court, étroit et muni de frettes, se terminant par un chevillier qui sert à accrocher les cordes.

La mandoline napolitaine ou mandolino est apparue dès le 15eme siècle, comme l'attestent quelques documents iconographiques. La première source écrite mentionnant cet instrument, due à Francesco Redi, date de 1685. D'après Richard Campbell, il existerait encore 3 exemplaires de mandoline napolitaine, datant respectivement de 1609, 1655 et 1660. C'est actuellement la mandoline la plus répandue, sa caisse adopte la forme d'une larme, et son dos est également bombé, comme celui du luth. Elle s'éloigne cependant de ce dernier, notamment par sa table d'harmonie percée d'une ouïe ovale — à côté de laquelle est incrustée une plaque d'écaille ou de bois dur évitant ainsi à l'instrument d'être endommagé par les coups de plectre — et par son dos encore plus bombé. Elle est munie de quatre cordes doubles en acier accordées en quintes (comme le violon) : soit sol, ré, la et mi (G D A E), du grave vers l'aigu

La mandoline sicilienne à 5 voire 6 chœurs (10 voire 12 cordes); la mandoline à quatre chœurs de trois cordes est typiquement utilisée du début à la fin du xixe siècle pour l'accompagnement d'œuvres vocales.

Portugal

Portugal

Bandolin portugal

Le bandolim est un instrument de musique à cordes joué au Portugal et au Brésil. C'est une mandoline à fond plat, dont le modèle brésilien ressemble plus à la portuguese guitarra (guitare portugaise).

La version brésilienne (65 cm de long) a typiquement une caisse de résonance en forme de goutte, prolongée par un manche fretté et montée de huit cordes doubles fixées sur un chevillier moderne.

Il est très utilisé dans la musique brésilienne, pour jouer les choros. Un de ses plus grand virtuose fut Jacob do Bandolim.

Portugal

Portugal

Cavaquinho portugal

Le cavaquinho est un instrument de musique d'origine portugaise à quatre cordes pincées ressemblant à une guitare. Il peut aussi être désigné sous le nom de machimbo, machim, machete, braguinha (du nom de la ville de Braga). La forme du cavaquinho de Madère, appelé machete, est - avec le rajão - l'instrument qui est à l'origine de la création du ukulélé hawaiien (classé par certains auteurs comme une forme du cavaquinho).

Cet instrument s'est répandu au Brésil où il reçoit parfois le nom de cavaco (dont cavaquinho est le diminutif). On le trouve aussi au Cap-Vert. On le retrouve aussi dans d'autres musiques, par exemple il en existe un dérivé dans le Kroncong de la Musique indonésienne, parfois avec seulement trois cordes.

Bien que de longueur modeste, il a une caisse de résonance assez large, semblable à celle de la guitare pour les cavaquinhos de Lisbonne, du Cap-Vert et du Brésil, et ressemblant à celle de la viola braguesa pour les cavaquinhosdu Nord du Portugal. Il est monté de quatre cordes métalliques.

Son accordage peut varier énormément suivant les régions et les traditions, par exemple en accord majeur de sol : sol - si - ré - sol, ou encore suivant les accords des quatre cordes aiguës de la guitare à une tonalité plus haute, par exemple sol - do - mi - la, mais d'autres combinaisons existent traditionnellement. L'une des plus répandues est — du grave à l'aigu : ré - sol - si - ré, accord de sol majeur.

Il est un instrument de la musique traditionnelle portugaise. Au Brésil, il intègre la musique brésilienne, et notamment le samba carioca, le chorinho ou le samba de Enredo, et au Cap-Vert la morna.

Portugal

Portugal

Gitarron portugal

Le guitarrón est un instrument de musique à cordes pincées mexicain. Il ressemble à une grosse guitare et date des 16eme et 17eme siècles.

Le guitarron est souvent confondu avec le bajo sexto, plus petit, qui est de fabrication artisanale et constitue l'instrument typique du conjunto.

Il est muni de six cordes et d'une très grosse caisse de résonance. Son manche très court est non fretté.

Cest en fait une basse acoustique. Son timbre très doux et bas contrebalance les sonorités percutantes des cuivres. Il a un volume sonore aussi intense et parfois plus qu'une contrebasse. Son accord est, en partant des graves : la - ré - sol - do - mi - la.

La grosseur de la caisse oblige le musicien à orienter la table d'harmonie vers lui, sans quoi il aurait du mal à passer le bras par-dessus la caisse pour pouvoir jouer. On tire les cordes avec la pulpe du pouce et de l'index ; on obtient alors le son basse le plus fort. L'usage du bûté (picado) ou du médiator donne un son moins fort et moins grave.

Portugal

Portugal

Guitare portugaise portugal

La guitarra portuguesa est un instrument de musique à cordes pincées qui descend du cistre, et qui s'apparente aux mandolines que la musique choro utilise. Elle est le principal instrument des solistes de fado, mais elle permet aussi de s'exprimer à des musiciens d'autres écoles ou genre musicaux.

Il existe deux modèles principaux de guitares portugaises : la guitare de Lisbonne et la guitare de Coimbra.

Elle possède douze cordes métalliques distribuées deux par deux. Les cordes sont posées sur un chevalet mobile qui transmet les vibrations à la table légèrement convexe de l'instrument.

Portugal

Portugal

Violao portugal

Le violão et la viola sont les termes portugais (dérivés de la vihuela espagnole) guitare classique et viola désigne la guitare folklorique (le terme guitarra désignant au Portugal une sorte de cistre, la guitare portugaise, et au Brésil, la guitare électrique).

C'est une guitare classique aux cordes en boyaux à l'origine, et en nylon aujourd'hui. Outre la version à six cordes, il en existe plusieurs au Brésil avec des cordes surnuméraires et au Portugal, des versions avec des cordes susnuméraires ou des formes hybrides.

C'est une guitare plus petite avec en général dix cordes de métal placées en cinq doubles chœurs en général. Elle est plus proche de la vihuela ou de la guitare baroque.

 

Europe de l'Ouest

Allemagne

Allemagne

Angelique allemagne

L' angélique est un instrument à cordes pincées de la période baroque et de la famille du luth. Il combine des caractéristiques du luth, de la harpe et du théorbe.

L'angélique partage avec le luth l'aspect piriforme (en forme de poire) et une longueur vibrante de 54 à 70 centimètres. Contrairement au luth, l'angélique, dotée de quinze à dix-sept cordes était montée avec des cordes simples, et partageait avec le théorbe un manche étendu avec un deuxième cheviller pour huit à dix cordes graves.

Il n'existe que peu de musique conservée destinée à l'angélique, et seuls quelques instruments attestent que l'angélique a été florissante pendant la seconde moitié du 17eme siècle et au début du 18eme Elle est citée pour la première fois par Michael Praetorius (Theatrum instrumentorum, pl.xxxvi), qui indique qu'elle était jouée comme une harpe, bien que la musique conservée ne présente pas de telles similitudes.

Allemagne

Allemagne

Archiluth allemagne

L' archiluth est un instrument à cordes pincées européen qui a été conçu dans les années 1600 comme une sorte de compromis entre le très grand et volumineux théorbe, dont la taille et l'accord rentrant rendaient difficiles l'exécution d'un répertoire solo, et le luth renaissance ténor, auquel manquaient les longues cordes graves du théorbe.

Il s'agit donc d'un luth ténor auquel est ajoutée une extension du manche comparable à celle d'un théorbe, qui ne possède toutefois pas la puissance qu'a le théorbe dans le registre médium et grave grâce à ses cordes de grande longueur et sa caisse de résonance volumineuse.

La principale différence entre l'archiluth et le luth baroque de l'Europe du nord est le nombre de cordes et l'accord. Là où le luth baroque a de 11 à 13 chœurs, l'archiluth en a généralement 14 et, alors que le luth baroque est accordé selon un accord en ré mineur, l'archiluth reprend l'accord du luth renaissance, avec des quartes justes entourant une tierce pour les six premiers chœurs. L'archiluth est fréquemment utilisé comme instrument soliste pendant les trois premiers quarts du xviie siècle, mais rarement mentionné comme instrument de continuo pendant cette même période, l'instrument de la famille des luths choisi de préférence pour ce rôle étant le théorbe.

Accord habituel de l'archiluth : les petites notes représentent les deuxièmes cordes ajoutées aux basses qui sont optionnelles. Lorsque les basses étaient assez longues, il n'était pas indispensable de les doubler, lorsqu'elles étaient plus courtes une seconde corde à l'octave permettait d'en renforcer le son.

Allemagne

Allemagne

Hexenscheit allemagne

L' hexenscheit est un instrument de musique à cordes pincées anciennement répandu en Allemagne à partir du 14eme siècle.

C'est une ancienne cithare alpine proche du monocorde, dont l'épinette des Vosges est la variante française, bien que localisée dans un périmètre restreint des Hautes-Vosges, et l'Hexenscheit ou Hexaschit (bûche de sorcière en allemand), la variante suisse jouée encore dans le canton de Berne.

Lcaisse de résonance de 50 à 90 cm de long a une forme longitudinale, relativement plate. La table d'harmonie est percée en son centre d'une grosse ouïe, un chevalet étant fixé juste à côté.

Elle est montée de deux cordes de jeu et de deux ou trois cordes de bourdon, des frettes étant présentes sous les cordes. Des chevilles en métal ou en bois assurent fixation et accord.

Pour en jouer, on pose l' Hexenscheit horizontalement, sur une table ou sur les genoux, par exemple, et on pince les cordes avec un onglet ou un médiator métallique ou en plastique.

Le répertoire habituel couvre la musique traditionnelle ou folklorique des pays alpins ainsi que des pièces musicales religieuses.

Autriche

Autriche

Cithare autriche

La cithare est un instrument de musique à cordes pincées, prépondérant dans le folklore autrichien voire germanique, mais aussi répandu en Hongrie, en Suisse, en Slovénie et en France.

Le terme désigne aussi en organologie une famille d'instrument dérivant de l'arc musical ayant la particularité d'avoir les cordes de jeu tendues d'un bout à l'autre de la caisse de résonance (sans manche ni clavier en général). Cette famille englobe donc divers instruments de musique tels que la cithare proprement dite, ou encore certains instruments africains comme le valiha.

La cithare autrichienne fut notamment popularisée internationalement en 1949 grâce au Harry Lime Thème de l'indicatif du film de Carol Reed Le Troisième Homme, composée et jouée par Anton Karas dans une taverne près de la grande roue du Prater à Vienne, qui restera l'un des succès de base de la cithare.

La caisse de résonance a une forme trapézoïdale, relativement plate. La table d'harmonie a une grosse ouïe centrale et des décorations y sont souvent appliquées. La cithare possède autant de cordes que de notes jouables (par la main droite) pour la mélodie, et quelques chœurs, ensemble de quatre cordes assurant les accords de l'accompagnement (qui sont joués de la main gauche). Les cordes mélodiques sont fines et décroissent en longueur de la gauche vers la droite, c’est-à-dire des sons graves vers les sons aigus. Les chœurs consistent en groupes de quatre cordes approximativement de même longueur mais de grosseurs très différentes pour produire des accords montants lorsqu'elles sont grattées de la droite vers la gauche. Des chevilles en métal assurent la fixation des cordes et l'accordage.

Corse

Corse

Cetera corse

La cetera est un instrument de musique corse à cordes pincées. C'est une variété de cistre,˝Cetera˝ en est sa traduction en langue corse. Depuis les années 1970 une quinzaine d'instruments ont été répertoriés, dont le plus ancien, probablement du 17eme siècle, a été découvert au village de Merusaglia. Une copie en a été reconstituée dans l'atelier du luthier italien Bartolomeo Formentelli à l'initiative d'une association d'artisans de Pigna, en Balagne.

La caisse est à fond plat. Elle est montée de 8 chœurs de cordes, et est de nouveau fabriquée depuis les années 1980 par des luthiers (à Pigna par Ugo Casalonga et à Bastia par Christian Magdeleine). Les cordes métalliques sont couplées à l'unisson ou l'octave.

On utilise la technique du plectre pour cet instrument, mais on peut employer également celle du luth ou bien encore celle de la guitare en utilisant un médiator. Chaque technique a ses avantages et ses inconvénients : le plectre sur la corde donne une attaque claire et puissante, rythmique et percussive tout comme les joueurs de Oudappliquant la technique ancestrale du luth médiéval ; le contact de la corde au doigt donne de la douceur, du relief et permet un jeu arpégé et tendant vers un répertoire à plusieurs voix ou soliste.

France

France

Cistre france

Le cistre est un instrument à cordes pincées qui semble avoir fait son apparition vers le 15eme siècle et qui est encore répandu en Europe. L'archicistre est un cistre augmenté d'une série de cordes graves1. Héritier de la citole, le cistre connut deux périodes d'intense prédilection.

La plus longue dura du début du 16eme au milieu du 17eme siècle. Il y acquiert les caractéristiques qui sont encore les siennes de nos jours. À cette époque, la pratique du cistre est proche de celle du luth mais d'un statut inférieur, plus populaire et plus simple. Les amateurs le pratiquent assidûment, et les recueils mis à leur disposition sont nombreux. Mais, vers le milieu du 17eme siècle, sans raison apparente, il tombe dans l'oubli.

Vers 1770 il refait surface. Là, c'est un véritable engouement du public et pour répondre à la demande, les compositeurs vont rivaliser d'imagination, au point que la production en perde sa qualité. Un facteur imagine même d'y adapter une petite table mécanique de pianoforte et de petits marteaux actionnés par l'intermédiaire d'un clavier.

Sa caisse est arrondie, mais à fond plat. Les cistres les plus anciens possédaient une structure monoxyle (ils étaient faits d'une seule pièce de bois), mais par la suite, leur construction s'aligna sur celle des autres instruments à cordes, soit assemblage et collage ou lamellé-collé. La table d'harmonie est en résineux. Le manche, et la touche débordante, comportent quinze à vingt barrettes incrustées marquant les demi-tons. Le chevillier ne fait qu'un avec le manche. Le dessous du manche comporte une petite gorge permettant les glissements rapides du pouce, donc facilitant la dextérité de la main gauche et autorisant des changements de positions rapides.

Le dos du chevillier est très souvent orné d'une grotesque, recourbée vers l'avant, permettant la suspension de l'instrument.

Le chevalet est mobile. Les cordes sont en acier et en laiton. Elles s'accrochent à la lisière inférieure de la caisse. Lors de sa réapparition, trois cordes graves simples lui seront ajoutées. Le rang le plus grave est situé en avant dernière place. La division du manche, dans un premier temps diatonique, se transforme assez rapidement en division chromatique.

Les cordes sont pincées au plectre en bec de plume, au médiator comme pour la guitare folk, ou plus rarement avec des onglets en métal comme pour la guitare dobro. Certains comme Chris Thompson utilise un bottleneck pour jouer du blues.

France

France

Liuto forte france

Le liuto forte est un luth conçu au début des années 1990 par le luthiste André Burguete, le luthier Günter Mark et l'ingénieur Benno Streu († 2007), avec des caractéristiques modernisées et empruntées en partie à la lutherie de la guitare.

Le Liuto forte a été conçu comme une évolution moderne du luth, dont le développement s'est arrêté à partir du milieu du 18eme siècle.

Des chœurs simples en nylon ou composites 1 (dites "cordes carbones"), filées pour les graves, d'une tension intermédiaire entre celles du luth (de 3 à 3,5 kg) et de la guitare (6 à 9 kg)

Les modèles suivants sont notamment proposés​

Le Liuto forte en mi à 8 cordes qui correspond au luth ténor.

Le Liuto forte en ré à 14 ou 15 cordes qui correspond au luth baroque français.

Le Liuto forte en sol à 14 cordes qui correspond au luth baroque italien.

L'archiluth en mi à 14 cordes.

Des frettes fixes en métal.

Une table galbée.

 

Europe de l'Est

Hongrie

Hongrie

Gardon hongrois

Le gardon ou ütőgardon est un instrument de musique hongrois à cordes pincées et frappées. On le retrouve parfois dans les folklores serberoumain et moldave.

Cet instrument ancien, taillé dans du bois massif, à l'aspect d'une viole rustique, est pourvu de quatre cordes accordées en ré qui sont frappées à l'aide d'un archeten bois.

Kosovo

Kosovo

Qifteli kosovo

La qifteli ou çifteli est un instrument de musique du Kosovo et de l'Albanie. C'est un petit luth à deux cordes proche du saz turc cura.

Il existe différents types de çifteli.

La petite çifteli appelée aussi la "çifteli de Dukagjin",

La çifteli moyenne autrement appelée "çifteli de Tirana" ou "çifteli Elbasani",

La grande çifteli appelée "çiftelia e Dibrës".

La caisse de résonance est creusée dans une seule pièce de bois, sur laquelle une table d'harmonie en pin est accolée. Deux minuscules ouïes y sont pratiquées et une fine plaque de protection est apposée là où l'on pince les cordes. Des dessins sont parfois aussi pyrogravés à l'arrière de la caisse. Le fin et long manche est pourvu de sept frettes de bronze permettant de réaliser une échelle diatonique. Il se termine par un chevillier à friction permettant l'accord des deux cordes en métal, passant sur un chevalet et un sillet en métal eux-aussi.

Les cordes, pincées à l'aide de l'index, sont accordées à la quinte : Mi et Si. La plus basse sert de bourdon.

Roumanie

Roumanie

Kobuz roumanie

Le kobuz est un instrument de musique à cordes de Roumanie. Il s'agit d'une version locale du oud apporté par les Ottomans qu'on peut retrouver en Moldavie ou en Hongrie et dont le nom dérive du kopuzd'Asie Centrale. Il ne faut pas le confondre avec la kobza ukrainienne, qui est plus proche d'une cithare à manche ou de la bandura.

La caisse de résonance piriforme est formée sur un moule avec des côtes en bois lamellé-collé. Plus petit, le kobuz pourrait se loger dans la caisse du oud. Il a un manche extrêmement court qui est en fait intégré dans la caisse de résonance et qui s'y prolonge par une touche sur la table d'harmonie. Celle-ci est percée de quatre fines ouïes en forme de croix à la place d'une rosace centrale. Le cobza est encore plus petit, et a quant à lui une grande ouïe centrale, mais décalée vers le chevalet et cerclée de mini-ouïes.

La touche est lisse et le chevillier, coudé, à l'ancienne porte huit cordes en nylon ou en métal qui passent sur un sillet, puis un petit chevalet avant d'être attachées sur une pièce de bois collée sur la table (à l'inverse du oud où les cordes s'attachent au chevalet). Cette de pièce de bois est d'ailleurs placée à l'extrémité de la table d'harmonie du kobuz. Il y a aussi une plaque protectrice de la table d'harmonie à hauteur de jeu du plectre. Les cordes, accordées à l'unisson et à l'octave, forment quatre doubles chœurs. Une bande de cuir protège le bas de la caisse de résonance.

Le kobuz est joué avec un plectre en plume par les tziganes de Roumanie, mais est devenu de plus en plus rare aujourd'hui.

Russie

Russie

Balalaika russie

La balalaïka est un instrument de musique à cordes pincées populaire de Russie. C'est un luth à manche long à la caisse typiquement triangulaire. Le mot balalaïka vient du russe balakat, qui signifie bavarder, plaisanter, taquiner.

Elle se joue le plus souvent au doigt et parfois avec un plectre et se décline en plusieurs tailles. La plus courante, la balalaïka prima, comporte trois cordes, deux accordées en mi et la troisième en la. Elle est souvent associée aux orchestres de balalaïkas.

L'ancêtre de la balalaïka s'appelle la domra et date du 16eme siècle. Elle aurait été introduite en Russie par les Tatares.

Au début, la balalaïka avait une forme hémisphérique, comme son instrument d'inspiration, la domra. Puis, l'instrument étant populaire et comme elle était plus facile à construire de façon triangulaire, on généralisa alors cette forme lors de sa production.

La balalaïka possède un manche fretté comme le manche d'une guitare, une caisse arrondie à l'arrière de l'instrument, une toute petite ouïe, un large chevalet et, si l'instrument est de bonne facture, un protège-table relevant la main sur lequel le musicien peut faire appui, grâce à quoi il pourra utiliser certaines techniques de jeu.

Elle possède trois cordes de façon académique et telle qu'utilisée dans les conservatoires de balalaïka en Russie. La première est en métal et les deux dernières sont en nylon

Elle se joue au doigt pour la prima et avec un plectre pour les autres tailles. Un répertoire particulier a été développé pour cet instrument assez souple en outre pour s'adapter à tous types de musiques.

Russie

Russie

Domra russie

La domra est un instrument à cordes russe de la famille des luths répandu jusqu'au 17eme siècle puis disparu, et recréé à la fin du 19eme siècle par Vassili Andreyev, le musicien à l'origine du renouveau de la balalaika et de la musique folklorique russe.

En 1905, un luthier y ajouta une quatrième corde. C'est un instrument que l'on retrouve souvent associé à la balalaïka.

C'est un luth à trois ou quatre cordes à la caisse de résonance arrondie qui se décline en différentes tailles.

On en joue avec un plectre en solo, duo ou orchestre. Il est plutôt réservé à l'interprétation des musiques modernes ou classiques.

Il existe de nombreux accordages en quartes.

Russie

Russie

Gousli russie

Le gousli constituent peut-être le plus ancien type d'instrument à plusieurs cordes pincées de Russie et d'Ukraine. Il en existe deux formes principales apparentées soit aux cithares, soit aux lyres. On trouve dans les pays voisins de la mer Baltique des instruments similaires : le kantele finnois, le kannel estonien, le kokles letton, le kankles lituanien.

Aux temps de la Rus' de Kiev, le terme gousli semble s'être appliqué à tout instrument à corde générique. Le mot dérive d'un verbe vieux-slave gousti qui signifiait « tinter, résonner, bourdonner ». Le nom finit par désigner le « gousli-psalterion » trapézoïdal, d'origine peut-être byzantine ; ce nom peut aussi désigner d'autres instruments dans d'autres cultures slaves, comme le violon en tchèque (housle) et un instrument à corde unique frottée des Balkans (gusle).

Les gousli sont l'un des plus anciens instruments à avoir joué un rôle important dans la culture musicale russe. Leur histoire exacte est inconnue, mais il est possible qu'ils dérivent d'une forme byzantine de la cithare grecque, elle-même dérivée de la lyre antique. Les historiens grecs Théophylacte Simocatta et Théophane furent les premiers à en faire mention: au cours d'une guerre à la fin du 6eme siècle, les Grecs firent prisonniers en Thrace des Slaves qui leur firent découvrir cet instrument. Le musicologue russe K.A. Vertkov situe cette première mention en l'an 591. Les auteurs arabes Al-Masudi et Ibn-Dasta reprirent ce récit au 10eme siècle.

Les héros d'épopées tels le barde légendaire Boïane, évoqué dans Le Dit de la campagne d'IgorSadko, ou Dobrynia Nikititch, jouaient probablement des gousli.

Les gousli populaires ont entre onze et trente-six cordes de boyau ou de métal, accordées diatoniquement. Ils se répartissent en deux types principaux : en forme de casque et en forme d'aile. À ces deux catégories s'ajoute une forme plus récente et plus élaborée, les gousli-clavicorde.

Ukraine

Ukraine

Bandoura ukraine

Le bandura est un instrument à cordes ukrainien. Elle descend de la kobza, le plus ancien instrument de musiqueque l'on y connaisse, datant du 14eme siècle. On l'appelle aussi torban, theorban ou husli. Le terme principal dérive du tambur. Il ne faut pas la confondre avec la bandurria, une mandoline espagnole.

Bien qu'elle conserve un manche,il n'est plus fretté et on y joue plus d'accords. La vaste caisse de résonance en bois de forme ovoïde supporte deux chevalets courbes où passent plus de 50 cordes en métal.

Au fil du temps, la bandoura a acquis plus de cordes et est devenue complètement chromatique avec des permutateurs pour changer de tonalité.

Le  bandoura associe les principes de la cithare et du luth. On en pince les cordes avec les doigts : les longues basses avec la main gauche, et les cordes mélodiques avec la main droite.

A l'origine elle était utilisée pour accompagner les danses folkloriques. Elle est devenue vraiment populaire entre le 15eme siècle et le 18emee siècle, avec les musiciensvoyageurs (les kobzars) qui chantaient les exploits des guerriers ukrainiens — les cosaques.

Ukraine

Ukraine

Kobza ukraine

La kobza est un ancien instrument ukrainien de type bandoura. Elle est plus petite, a moins de cordes et celles-ci étaient pressées sur des frettes pour changer de note.

A18eme siècle, la bandoura a supplanté la kobza, et les deux termes sont maintenant utilisés comme synonymes. Au départ, ces instruments avaient des formes symétriques. En 1894Khotkevitch a conçu une forme asymétrique, qui permet d'accroître la gamme des notes jouées.

Le joueur de kobza s'appelle le kobzar.

Il existe plusieurs formes de kobzas :

La veresai kobza (considérée comme l'authentique kobza traditionnelle), avec six cordes hautes du côté gauche de l'instrument. Ce dernier est joué avec la main gauche qui appuie sur le manche. Le manche n'a pas de frettes.

La kobza d'orchestre, avec 4 cordes accordées en quintes (comme le violon). Il y a plusieurs tailles de kobzas d'orchestre : prima, alto, ténor and contrebasse.

La kobza d'accompagnement, ayant en général 6 ou 7 cordes et un manche à frettes. La version à six cordes est accordée comme une guitare, et la version à 7 cordes comme une guitare russe.

La renaissance de la kobza est rendue difficile par l'absence totale d'instruments anciens dans les musées, et repose uniquement sur l'interprétation de l'iconographie.

Ukraine

Ukraine

Torban ukraine

Le torban est un instrument de musique ukrainien qui combine les caractéristiques du luth baroque avec celles du psaltérion . Le Тorban diffère du luth de basse européen plus commun connu sous le nom Theorbo en ce qu'il a eu de courtes cordes d'aigus courtes (connues sous le nom de prystrunky ) enfilées le long du côté d'aigus de la table d'harmonie. 

Il est apparu dans les années 1700, probablement influencé par l'Europe centrale Theorbo et l' Angélique que les mercenaires cosaques auraient rencontrés dans la guerre de Trente Ans , Bien que la possibilité la plus probable est que certain Tuliglowski, un moine paulite, était son inventeur. 

Le Torban a été fabriqué et utilisé principalement en Ukraine, mais également occasionnellement rencontré dans les pays voisins de la Pologne et de la Russie (seulement 3 luthiers ont pu être identifiés parmi les instruments survivants). Il y a environ 40 torbans dans les musées du monde entier, avec le plus grand groupe de 14 instruments à Saint-Pétersbourg . 

Le terme "torban" a été souvent mal appliqué dans la langue vernaculaire en Ukraine occidentale à n'importe quel instrument du type de luth baroque jusqu'au début du 20ème siècle.

 

 

___________________________________________